Note de mise en scène

Note de mise en scène

La particularité stylistique de ce texte est qu’il n’a aucune ponctuation. Ce qui dans un premier temps est assez déstabilisant, mais qui à la pratique, s’avère facteur d’une certaine liberté d’interprétation pour les comédiennes. Car ainsi aucune contrainte de rupture et de respiration n’est imposée a priori, leur laissant une part de spontanéité.

Avec ce texte nous étions dans une relation entre trois femmes de générations différentes. L’aspect intimiste et psychologique dominait, toutefois sous-tendu par un rapport de domination de classe. En outre, vient se greffer un malentendu entretenu par la plus jeune et la plus vieille à l’insu de celle d’âge intermédiaire. L’action avance par des confidences, des non dits et des mensonges dans un réseau de filiation troublé. Troublé par le jeu entretenu par une fiction de lien: de grand-mère à petite fille.

La disposition scénographique devait restituer des lieux éloignés l’un de l’autre: le salon d’un appartement luxueux et une cuisine d’un pavillon de banlieue . Par ailleurs il y avait dans le texte des séquences oniriques, il fallait que le décor soit suffisamment souple pour permettre des circulations entre les espaces de manières indéterminées. Pour y parvenir nous avons utilisé les possibilités qu’a le voilage d’être opaque ou presque transparent selon la direction de la lumière.

Avec cette pièce nous avons été dans une logique de : « dévoilement pour mieux dissimuler ».

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