Eugène Ionesco

Eugène Ionesco

Eugène Ionesco, est né d’une mère française et d’un père roumain, en 1909 à Slatina en Roumanie et mort 1994 à Paris . Son père ,juriste, profite du fait que sa femme le croit mort à la guerre de 1914 pour en divorcer alors qu’elle est réfugiée à Paris avec ses enfants.
Il reste un temps en garde chez son père. Mais les relations se dégradent très rapidement. Le père n’avait que mépris pour ce fils aux aspirations littéraires. Il aurait voulu que le jeune Ionesco devienne un ingénieur. Le conflit aboutit à la rupture.
Les années trente sont celles de sa formation intellectuelle. Il suit des études de français à Bucarest. Deux rencontres vont le marquer, celles de Emile-michel Cioran et Mercea Elliade.

Ces deux hommes deviendront des philosophes de grande notoriété. Pourtant malgré l’éclat de leur intelligence ils auront des sympathies d’abord pour le nazisme puis pour le communisme. Ionesco, lui, sut garder ses distances avec les grandes idéologies mortifères du vingtième siècle.

Les grandes maladies du vingtième siècle

Après la conflagration de la guerre Ionesco et sa femme Rodica Burileanu s’installent en France. La famille (car le couple a donné naissance à une petite fille Marie-France) vit dans une grande gêne financière.
Mais l’année 1950 marque un grand tournant. D’abord, il prend la nationalité française renonçant à son pays natal, pour lequel il n’a plus aucune sympathie, pour ne pas dire pire. Ensuite, sa première pièce la Cantatrice Chauve est jouée. Non que cette pièce lui apporte la consécration, mais elle lui attire l’intérêt de critiques influents, notamment ceux proches du collège de Pataphysique.
Suivent Les Chaises, Le Maître, L’Avenir est dans les oeufs. Peu à peu il peut se dispenser de sa charge de correcteur, et se consacrer à l’écriture.
Le thème du pouvoir sous toutes ses formes qu’il soit politique, économique et domestique court dans l’ensemble de ses pièces.
La présence inéluctable de la mort hante son imaginaire.
Son oeuvre sera qualifiée d’absurde. Qualificatif qu’il n’acceptera pas. Quoi qu’il en soit il ressort de ces pièces une dénonciation de l’aliénation individuelle. Aliénation qui commence par la soumission de l’individu au langage et à son fonctionnement. Le langage est un instrument d’asservissement même si nous n’avons que lui pour l’exprimer.

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