Roland Dubillard , Pierre Repp et Harold Pinter

Roland Dubillard , Pierre Repp et Harold Pinter

Roland Dubillard est né à Paris en 1923 et mort à Vert-le-Grand (Essone) en 2011. Il a été écrivain, dramaturge et comédien. Malheureusement son œuvre créatrice s’est arrêtée en 1987 à la suite d’un accident vasculaire cérébrale qui l’a laissé hémiplégique.

Il suit des études de philosophie, au début de la Seconde guerre mondiale, dont il sortira avec une Licence. Les cours de Gaston Bachelard eurent une influence importante sur la suite de son œuvre. Si nous y prêtons bien l’oreille nous nous apercevons que les références philosophiques émaillent ses textes. Parallèlement à ses études Roland Dubillard participe au Groupe de Théâtre Moderne pour lequel il joue et écrit de courtes pièces. Il se marie une première fois en 1944. Puis part en Autriche faire son service militaire dans le théâtre au Armées, ce qui lui permet d’écrire Il ne faut pas boire son prochain. Dès son retour du service militaire il prend des cours de théâtre à l‘Éducation par le Jeu Dramatique qui est animée par Jean Vilar, Jacques Dufilho et le mime Marceau.

Jean Tardieu, ayant remarqué ses talents d’écriture, lui demande de participer au Club d’essai de la Radiodiffusion française. Commence alors pour lui une période où la radio sera le centre de son activité. Ainsi, en alternance avec son complice Philippe de Chérisey, il écrit des pièces radiophoniques pour Paris Inter. Ses pièces ont suffisamment de succès qu’ils décident d’en faire un spectacle de cabaret, Roland prenant le pseudo de Grégoire et Philippe celui d’Amédée. Spectacles qu’ils jouent jusqu’en 1955.

Ses succès de dramaturge avec notamment Le jardin aux betteraves, les Crabes, Où boivent les vaches s’amplifient. Par ailleurs il joue dans quelques films comme La Grande Lessive de jean-pierre Mocky ou Quelque par Quelqu’un pour lequel il reçoit le prix d’interprétation masculine de l’Académie du cinéma, ou bien encore Les vécés étaient fermés de l’intérieur (film policier parodique).

L’œuvre dramatique de Dubillard peut être qualifiée d’absurde. Mais il s’agit d’un absurde doux dans laquelle on ne trouve pas la violence des interrogations existentielles de Ionesco. Il se situerait entre Eugène Ionesco et Raymond Devos. Les textes de Dubillard sont ciselés, les multiples significations des mots y sont traquées pour en faire surgir les malentendus dans lesquels il glisse toute sa fantaisie légèrement mélancolique.

Toutefois dans Les Cornichons Verront Clair Cette Nuit en plus des Diablogues de Dubillard nous avons adjoint des textes de Pierre Repp et d’Harold Pinter.

Le premier est un chansonnier français qui connut un succès dans les années 1970 à 1980 et dont la spécialité était le bafouillage. Si vous voulez un petit exemple de ses talent voilà une vidéo.

Quant à Harold Pinter c’est un Dramaturge anglais dont le théâtre est d’une manière générale loin d’être comique. Ses pièces les plus connues sont le Retour (The Homecoming ), l’Anniversaire (The Birthday Party) ou Le Gardien (The Caretaker) . L’univers de Pinter se manifeste par une menace latente qui bien que présente ne se révèle pas. Il reçut le Prix Nobel de littérature en 2005.

Vers les Cornichons

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *