Note de mise en scène

Note de mise en scène

Ces deux petites pièces sont extraites d’un recueil de comédies satiriques en un acte « LES ESPIONS ». »L’IDIOT » a été publié pour la 1ère fois non en Russie mais en France (1985). »LES ESPIONS » n’ont été édités qu’en 1988 en Russie. L’auteur y confronte des gens ordinaires aux prises avec des situations absurdes. Mouza Pavlova précise que dans son œuvre « tout en partant d’une situation classique de l’absurde, l’action se développe ensuite selon les lois de la vie réelle ».

Avec ces deux pièces en un acte l’objectif était de plonger les spectateurs dans l’action qui se jouait devant eux, en quelque sorte, les rendre partie prenante. Dans ce but, pour l’Exclu un dispositif d’accueil les plaçait d’emblée comme s’ils appartenaient à la fiction qui allait se jouer. Ainsi le contrôle des billets était-il effectué par trois comédiens en costume de surveillant de la prison. La consigne était d’être silencieux et le plus inquiétant possible ; ce contrôle devait faire en sorte les spectateurs se sentent coupables sans qu’il y ait de raison objective de l’être. Il fallait faire en sorte qu’ils troquent leur statut de spectateur contre celui de prisonnier. C’est pourquoi ils étaient enfermés dans la salle de spectacle de façon ostensiblement bruyante : avec claquement de porte et le son du mécanisme de la serrure qui se ferme.

Par ailleurs le décor était retourné grâce à une grande porte métallique qui quoique à l’écart de l’action restait visible de manière permanente, et devant laquelle un gardien était en faction et surveillait les spectateurs. Au cours de la pièce le visiteur tente de s’enfuir dans la prison (puisque c’était là le nœud de l’action : se faire emprisonner parce que la vie en liberté est terriblement ennuyeuse tous les habitants étant enfermés). Le visiteur prend la direction de la salle qui devient le théâtre d’une course-poursuite dans laquelle les spectateurs sont pris à partie.

Même si le but était de provoquer une situation stressante pour les spectateurs nous restions dans le registre de la comédie. Ainsi le type de jeu tenait beaucoup de celui du clown. Par exemple dans l’Idiot le personnage masculin finit en slip léopard ou zèbre, ce qui immanquablement provoque le rire.

Le pari dans avec ces deux pièces courtes était de susciter le rire dans un cadre angoissant.

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